
Alors que le pays accélère la construction et l’urbanisation, l’agrégat de calcaire constitue la base de presque tous les matériaux d’ingénierie majeurs, du béton et de l’asphalte au ciment et aux fondations routières.
Il est extrait de manière intensive dans des gisements situés dans des provinces telles que Chlef, Sétif et Skikda. L’importance du calcaire pour le secteur de la construction en Algérie peut se résumer à ses applications polyvalentes :
En résumé, le calcaire n’est pas simplement une pierre locale – c’est la colonne vertébrale de l’industrie des matériaux de construction en Algérie, permettant l’autosuffisance et soutenant la modernisation à grande échelle des infrastructures par le gouvernement.
Entre la carrière et l’utilisation finale se trouve un maillon critique de la chaîne de valeur : la centrale de concassage de calcaire. Son objectif est de transformer la pierre brute extraite en granulats standardisés optimisés pour différents utilisateurs finaux. Sans opérations de concassage efficaces, le flux des matériaux de construction – de l’extraction brute à la production de béton prêt à l’emploi ou d’asphalte – s’effondrerait.
Ces centrales varient en capacité et en configuration. Les installations fixes typiques en Algérie fonctionnent entre 150 et 300 tonnes par heure (t/h) – une plage qui équilibre débit, coût énergétique et emprise au sol. Les centrales clés en main d’environ 250 t/h sont courantes pour les fournisseurs industriels liés aux sociétés de ciment ou aux grands contrats d’infrastructure gouvernementaux. Par ailleurs, les lignes mobiles de concassage et de criblage, d’une capacité de 150 à 200 t/h, sont préférées par les entrepreneurs travaillant sur des projets temporaires ou éloignés en raison de leur déploiement rapide et de leur flexibilité.
Les centrales de concassage de calcaire sont situées stratégiquement près des carrières mais souvent à proximité des corridors de transport – ferroviaires ou routiers – afin que les granulats finis puissent être acheminés efficacement vers les utilisateurs finaux.
Pour comprendre le fonctionnement d’une centrale de calcaire moderne en Algérie, considérons le flux de l’extraction au granulé fini. Le processus intègre plusieurs étapes mécaniques et logistiques, chacune optimisée pour garantir un calibrage et une qualité constants.
Le processus commence dans la carrière. Le calcaire est généralement extrait par dynamitage contrôlé ou par déchirement mécanique, selon la dureté du gisement et les réglementations environnementales. Après fragmentation, de grands blocs – souvent de 500 à 1000 mm – sont chargés dans des camions-bennes ou des chargeuses pour être transportés vers l’installation de concassage voisine.
Dans de nombreuses carrières algériennes, la distance entre le banc et l’usine est inférieure à 1 km pour réduire les coûts de transport. Le matériau est stocké dans la trémie d’alimentation ou directement déversé dans un alimentateur grizzly du concasseur primaire.
La première étape réduit les grands blocs de calcaire à des tailles gérables. Les concasseurs à mâchoires et les concasseurs à impact primaires sont les plus courants. La production varie typiquement entre 100 et 250 mm.
Après l’étape primaire, le matériau est acheminé via convoyeur vers les concasseurs secondaires – généralement à impact ou à cône – pour obtenir une réduction plus fine. La fraction produite cible souvent 0–25 mm. Certaines centrales ajoutent une étape de concassage tertiaire utilisant un concasseur à impact à axe vertical (VSI) pour améliorer la forme et produire un granulé fin adapté au béton et à l’asphalte de haute qualité.
Le VSI, en accélérant les collisions pierre-sur-pierre, produit un grain cubique et propre avec peu de fines. Pour des applications spéciales comme le sable manufacturé, le VSI peut être réglé pour produire des granulats 0–5 mm.
Le matériau concassé passe ensuite à travers des cribles vibrants, qui séparent le produit en fractions calibrées – couramment 0–3 mm, 3–8 mm, 8–15 mm et 15–25 mm. Chaque taille a un usage spécifique :
Les particules surdimensionnées sont recirculées via convoyeurs vers les concasseurs jusqu’à ce qu’elles respectent les spécifications. Cette boucle fermée assure un calibrage constant tout en maximisant l’efficacité de la centrale.
Pour illustrer la diversité de conception et d’exploitation des centrales, examinons deux installations représentatives en Algérie : une centrale fixe de 200–250 t/h et une ligne mobile de 150–200 t/h.
Le matériau répond aux normes générales pour le béton et l’asphalte utilisés dans les projets de construction provinciaux.
Pour les projets nécessitant agilité ou durée de vie limitée de la carrière, les installations mobiles prédominent. Ces centrales modulaires sont montées sur châssis chenillés ou à roues et peuvent être déplacées en quelques jours.
Une ligne mobile de 180 t/h opérant près d’un projet routier à Tlemcen, par exemple, peut produire des matériaux pour les couches de chaussée et le béton prêt à l’emploi simultanément. Les opérateurs peuvent repositionner la centrale plus près des nouveaux fronts d’extraction, réduisant le transport interne et augmentant l’efficacité.
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